Membres du comité
Comité consultatif technique des 2 groupes sur la recherche autochtone
Sean Hillier
Professeur agrégé, titulaire d’une chaire de recherche sur les politiques de santé autochtone et sur l’approche « Une seule santé »
Faculté des sciences de la santé
Université York
Membre de la Première Nation micmaque Qualipu, Sean Hillier est professeur agrégé et titulaire d’une chaire de recherche sur les politiques de santé autochtone et sur l’approche « Une seule santé » à la Faculté des sciences de la santé de l’Université York, en plus de siéger au Groupe en éthique de la recherche des trois organismes. Son programme de recherche collaborative traite du vieillissement, des personnes vivant avec le VIH ou une autre maladie infectieuse ainsi que la résistance aux antimicrobiens. Il s’intéresse particulièrement aux politiques qui touchent l’accès aux soins de santé pour les Autochtones au Canada.
Kelly Bannister
Codirectrice du projet POLIS sur la gouvernance écologique
Centre d’études mondiales
Université de Victoria
Kelly Bannister (B.Sc., M.Sc., Ph.D.) est codirectrice du projet POLIS sur la gouvernance écologique au Centre d’études mondiales de l’Université de Victoria. Ethnobiologiste, elle possède une formation universitaire qui transcende les sciences naturelles et sociales et l’éthique appliquée. Elle possède une vaste expérience en analyse et en élaboration de politiques liées à l’éthique au Canada et à l’étranger, notamment au sein du Groupe de travail sur l’éthique de la recherche chez les Autochtones des Instituts de recherche en santé du Canada (GTERA des IRSC) pour rédiger les Lignes directrices des IRSC pour la recherche en santé chez les peuples autochtones (2007-2010) et du Comité consultatif technique sur la recherche avec des Autochtones du Groupe en éthique de la recherche, lequel a orienté l’élaboration du chapitre 9 de l’EPTC 2. Kelly se consacre à des approches collaboratives en matière de recherche, d’éducation et d’élaboration de politiques sur la diversité bioculturelle fondées sur des valeurs interculturelles et une éthique relationnelle. Très attachée à l’éthique en tant que praxis relationnelle incarnée, elle poursuit activement une formation professionnelle sur la résolution de conflits, la communication interculturelle, le développement du leadership et l’éducation somatique. Elle s’intéresse particulièrement à l’influence et à l’évolution des politiques et des pratiques en matière d’éthique de façon à prioriser et à respecter les traditions de sagesse, les droits et les responsabilités des Autochtones au regard de l’intendance du monde naturel et de la responsabilisation devant les générations futures. Kelly est Canadienne de quatrième génération, fille d’immigrants ukrainiens (du côté maternel) et britanniques (du côté paternel). Elle habite avec sa famille sur le territoire non cédé des Salish de la côte du peuple Pune'luxutth, sur la côte sud-ouest de la Colombie-Britannique.
Keeta Gladue
Gestionnaire de l’équipe de soutien à la recherche autochtone
Université de Calgary
Keeta Gladue (elle) est une chercheuse-boursière crie et métisse déterminée à faire progresser la recherche autochtone conforme à l’éthique et mobilisatrice de la communauté. Elle agit à titre de gestionnaire de l’équipe de soutien à la recherche autochtone des services de recherche de l’Université de Calgary, où elle travaille aux côtés de dirigeants d’établissements, de chercheurs et de communautés pour renforcer les pratiques de recherche conformes à l’éthique et assurer une harmonisation avec les cadres nationaux, y compris les appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation et ii’ taa’poh’to’p, la stratégie autochtone de l’Université de Calgary.
Ses travaux portent principalement sur l’éthique des établissements dans la recherche autochtone, ce qui comprend la mobilisation communautaire, la gouvernance des données autochtones et les pratiques menant à la responsabilisation en matière de recherche relationnelle. Dans son rôle, elle soutient l’élaboration de politiques, de processus et de lignes directrices qui permettent une conduite responsable de la recherche dans des milieux universitaires complexes.
Dans sa recherche universitaire, elle explore l’autochtonisation de l’intégrité universitaire et les répercussions éthiques de l’intelligence artificielle dans les contextes de recherche et d’apprentissage postsecondaires, en portant une attention particulière aux questions de paternité d’une œuvre, de gestion des connaissances et d’intégrité dans des environnements numériques en évolution. Keeta s’est jointe au comité aviseur parce que la politique est influente; le chapitre 9 exige que les établissements se concentrent sur la recherche éthique menée avec les communautés autochtones plutôt que sur la recherche extractive menée sur nous. C’est la première étape d’un long parcours.
Keeta se consacre à la promotion de pratiques de recherche responsables, équitables et tournées vers l’avenir dans tous les contextes des établissements, fondées sur un engagement en faveur de relations éthiques et de la responsabilisation envers les communautés et les systèmes de connaissances que la recherche est appelée à servir.
Dr Robert Henry
Titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la justice et le bien-être des Autochtones
Professeur agrégé, Département des études autochtones, Université de la Saskatchewan
Chercheur principal désigné, réseaux de recherche nātawihowin et mamawiikikayaahk [Environnement réseau pour la recherche sur la santé des Autochtones ERRSA de la Saskatchewan]
Responsable du centre de coordination national des centres ERRSA
Chercheur principal désigné de l’Initiative canadienne de recherche sur les impacts des substances psychoactives
Le Dr Robert Henry est métis et membre de la Nation métisse de la Saskatchewan. Originaire de Prince Albert (Saskatchewan), il est le titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la justice et le bien-être autochtones. Ses recherches sont principalement axées sur les modes de vie de la rue des peuples autochtones : il remet en question les compréhensions pathologisées de leurs expériences selon une approche fondée sur la survivance. Une grande partie de ses recherches consiste à utiliser un cadre de recherche autochtone axé sur la responsabilité relationnelle par l’entremise de méthodes de recherche fondées sur les arts. En travaillant avec d’anciens membres de gangs autochtones et en recueillant des récits de vie à l’aide de méthodes de recherche visuelles, il examine comment leurs notions d’identité sont affectées par leur participation à différents systèmes sociaux. Dans le cadre de ce travail, il a publié deux manuscrits avec des membres de gangs autochtones anciens et actuels – Brighter Days Ahead (2013) et Indigenous Women and Street Gangs : Survivance Narratives (2021) – et il corédigé quatre autres ouvrages sur la santé autochtone, le colonialisme de peuplement et la sociologie autochtone. Ses travaux publiés se rapportent aux domaines des méthodologies autochtones, de la recherche fondée sur les arts, de la criminologie autochtone, des cultures carcérales et de la souveraineté des données des Métis. En collaboration avec la Dre Caroline Tait et la Dre Chelsea Gabel, il a élaboré des principes de données métisses en lien avec l’engagement éthique des communautés métisses.
Peter Allan ᔫᑕᐃ McKitrick
Représentant Communautaire
Peter Allan ᔫᑕᐃ McKitrick a grandi dans la petite communauté nordique de Coral Harbour, au Nunavut. Sa mère est l’une des plus jeunes enfants d’une grande famille inuite, et il a grandi en bénéficiant des enseignements de ses oncles et tantes, en pleine nature, en campant et en chassant avec eux. La famille de son père est originaire de Thunder Bay, en Ontario. C’est là où il est allé à l’école secondaire et, plus tard, à l’université. Il a d’abord étudié la chimie, puis les mathématiques dans le cadre de son premier cycle d’études; l’été, il retournait à Coral. Par la suite, il a fait une maîtrise en éducation, dans l’espoir que ce domaine se permette de trouver un emploi plus près de chez lui. Il a enseigné à des élèves de 6e année pendant un an dans sa ville natale, avant de trouver un autre emploi dans le domaine de la réglementation de la recherche au Nunavut. Entre autres loisirs, il aime le camping et le kayak, jouer de la guitare et de la basse, ainsi que le travail du bois et la menuiserie.
Penny Moody-Corbett, Ph. D.
Professeure
Division des sciences médicales
École de médecine du Nord de l’Ontario
Formée en physiologie, la Dre Moody-Corbett a obtenu un doctorat de la Faculté de médecine de l’Université McGill et a été boursière postdoctorale à l’École de médecine de l’Université Harvard et au Centre médical Tufts, à Boston. En tant que chercheuse indépendante à l’Université Memorial de Terre-Neuve-et-Labrador, elle a étudié l’expression développementale et la distribution spatiale des canaux ioniques sous-jacents aux propriétés électriques des nerfs et des muscles squelettiques. Après plus de 20 ans de carrière à l’Université Memorial, ses domaines d’intérêt se sont étendus à l’éthique et à l’intégrité, aux politiques de santé, à la recherche axée sur le patient et à la responsabilité sociale. Elle a par ailleurs été doyenne associée à la recherche et aux études supérieures de la Faculté de médecine pendant 11 ans.
La Dre Moody-Corbett a occupé plusieurs postes de haute direction, notamment les suivants : présidente de l’Association canadienne des neurosciences; présidente du comité de l’éthique de l’Union internationale des sciences physiologiques; présidente des comités responsables de l’établissement de l’Autorité d’éthique de la recherche en santé de Terre-Neuve-et-Labrador (projet de loi 23); directrice de l’éthique et de la Stratégie de recherche axée sur le patient (SRAP) aux Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC); et doyenne associée à la recherche et vice-doyenne principale à l’École de médecine du nord de l’Ontario.
À cette école, la Dre Moody-Corbett a fait avancer la recherche communautaire, notamment des projets dirigés par des Autochtones et où ces derniers sont mis à contribution. La Dre Moody-Corbett a dirigé, conjointement avec le directeur des affaires autochtones, le Rassemblement autochtone pour la recherche, lequel a mis en lumière les pratiques de recherche des Autochtones. Ce rassemblement comprenait un atelier sur le bien-être, en particulier le suicide dans le contexte du Nord de l’Ontario. Sur la scène internationale, la Dre Moody-Corbett a été membre du Réseau de formation pour l’équité en santé et a mené le Projet de recrutement et de maintien en poste de l’Union européenne (Making it Work).
Le comité consultatif technique à 2 groupes sur la recherche autochtones (2-PIRTAC) compte deux représentants du Groupe en éthique de la recherche et une représentante du Groupe sur la conduite responsable de la recherche (la Dre Moody-Corbett). Les modes de représentation des Autochtones sont l’un des champs de bataille de la Dre Moody-Corbett, et c’est sous cet angle qu’elle aspire à contribuer au secteur de la conduite responsable de la recherche.
La Dre Moody-Corbett est actuellement membre du comité consultatif technique de recherche sur les Autochtones (2-PIRTAC) et présidente du Groupe sur la conduite responsable de la recherche des trois organismes.
Taylor Wilson
Étudiante au doctorat dans le programme d’études intégrées en systèmes terrestres et alimentaires
Université de la Colombie-Britannique
Taylor Wilson (elle/iel) est une chercheuse-boursière ojibwée, crie et philippine membre de la Nation crie de Fisher River, sur le territoire visé par le Traité no 5. Elle a des liens communautaires avec la Première Nation de Peguis (Traité no 1), la Première Nation de Fairford (Traité no 2) et la région d’Ilocano aux Philippines. Elle a grandi entre Fisher River et Winnipeg et elle habite et travaille actuellement sur le territoire traditionnel de la Nation xʷməθkʷəy̓əm (Musqueam). Taylor est étudiante au doctorat dans le programme d’études intégrées en systèmes terrestres et alimentaires à l’Université de la Colombie-Britannique. Ses travaux portent principalement sur la souveraineté alimentaire des Autochtones, la santé et le mieux-être axés sur la terre, l’onto-épistémologie de la terre, et la recherche et l’évaluation dirigées par la communauté. Elle met à profit ses connaissances sur l’éthique de la recherche autochtone, la responsabilisation relationnelle, la souveraineté des données et les méthodologies anticoloniales, fondées sur des relations à long terme avec les communautés et les organisations autochtones du centre et de l’Ouest du Canada. En tant que membre du groupe d’experts, Taylor souhaite particulièrement renforcer l’application du chapitre 9 de l’EPTC2 et le cadre de la Cadre sur la CRR afin de mieux tenir compte de la gouvernance autochtone, de l’éthique définie par la communauté, des réalités de recherche concrètes et de la responsabilisation des étudiants, des chercheurs et des établissements. Elle aborde ce travail en tant qu’apprenante et par ses qualités d’écoute et d’aide, guidée par les enseignements de ses grands-parents, de ses mentors et des terres qui continuent de façonner ses responsabilités envers la communauté et les générations futures.
Nancy Wiscutie-Crépeau, Ph. D.
Minwashin
Ojitodan – Protection et revitalisation de la langue anicinabe
Directrice Scientifique
Institut national de la recherche scientifique
Unité mixte de recherche INRS-UQAT en études autochtones
Professeur Associée
Originaire de Senneterre, en Abitibi (Québec), Nancy Wiscutie-Crépeau, membre de la Nation Anishnabe du Lac Simon, est professeure à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), et associée à l’Unité mixte de recherche (UMR) INRS-UQAT en études autochtones. Ses recherches portent notamment sur la revitalisation de la langue anicinabe, en ayant recours à la recherche collaborative et aux méthodologies autochtones pour soutenir les travaux émanant des préoccupations du milieu. Elle a siégé pendant plusieurs années sein du Comité éthique de la recherche avec des êtres humains à l’UQAT en tant que membre autochtone, en complétant deux mandats (2017-2020\2021-2026). Elle contribue présentement à la mise en place d’une structure de gouvernance de la recherche au sein d’une organisation anicinabe (Minwashin).
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