Membres du groupe
Penny Moody-Corbett (présidente)
Professeure
Division des sciences médicales
École de médecine du Nord de l’Ontario
Formée en physiologie, la Dre Moody-Corbett a obtenu un doctorat de la Faculté de médecine de l’Université McGill et a été boursière postdoctorale à l’École de médecine de l’Université Harvard et au Centre médical Tufts, à Boston. Elle a consacré la majeure partie de sa carrière de chercheuse à l’enseignement, à l’Université Memorial de Terre-Neuve, dont 11 années à titre de vice-doyenne à la recherche et aux études supérieures de la Faculté de médecine. En tant que chercheuse indépendante, elle a étudié l’expression développementale et la distribution spatiale des canaux ioniques sous-jacents aux propriétés électriques des nerfs et des muscles squelettiques. Ses domaines d’intérêt se sont étendus à l’éthique et à l’intégrité, aux politiques de santé, à la recherche axée sur le patient et à la responsabilité sociale.
La Dre Moody-Corbett a occupé plusieurs postes de haute direction, notamment celui de présidente de l’Association canadienne des neurosciences et, dans le domaine de l’éthique de la recherche, ceux de présidente du comité de l’éthique de l’Union internationale des sciences physiologiques, de présidente des comités responsables de l’établissement de l’Autorité d’éthique de la recherche en santé de Terre-Neuve-et-Labrador (projet de loi 23), et de directrice de l’éthique et de la Stratégie de recherche axée sur le patient (SRAP) aux Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).
À l’École de médecine du Nord de l’Ontario, la Dre Moody-Corbett a joué un rôle de premier plan dans le Projet de recrutement et de maintien en poste de l’Union européenne (Making it Work) et comme membre du réseau de formation pour l’équité en santé (THEnet), une équipe internationale qui fournit des conseils sur des outils permettant de recenser les diplômés des écoles de médecine pourvues d’un mandat de responsabilité sociale.
La Dre Moody-Corbett soutient l’élaboration de programmes de recherche pour professeurs et étudiants au sein de programmes communautaires, des domaines biomédical et clinique, et de projets de recherche dirigés par des communautés autochtones ou réalisés avec leur participation. En 2016, l’Unité des affaires autochtones et de la recherche a coorganisé le Rassemblement autochtone pour la recherche, évènement de deux jours sur les pratiques de recherche autochtone et, en juin 2017, l’atelier Pathways to Well-Being, lequel a réuni des jeunes, des Aînés, des dirigeants communautaires et des fournisseurs de services de santé autour du thème du suicide dans le Nord de l’Ontario, en particulier chez les adolescents et les enfants autochtones.
Kelly Cobey
Chercheuse
Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa
Professeure agrégée
École d'épidémiologie et de santé publique
Université d'Ottawa
La Dre Kelly Cobey est chercheuse à l'Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa, où elle dirige le Programme de métarecherche et de science ouverte. Elle est également professeure agrégée à l'École d'épidémiologie et de santé publique de l'Université d'Ottawa.
La Dre Cobey s'intéresse à des sujets comme la mise en œuvre de la science ouverte, la qualité des rapports de recherche, la gestion des données et la communication des pratiques exemplaires, la reproductibilité de la recherche et la participation des patients à la recherche. Elle occupe plusieurs postes de direction à l'échelle nationale et internationale dans le milieu de la recherche universitaire, notamment celui de coprésidente de la DORA (Déclaration de San Francisco sur l'évaluation de la recherche).
Thomas Ellis
Professeur émérite
Département de chimie
Université de la Saskatchewan
Thomas Ellis a obtenu son baccalauréat en génie physique à l’Université Dalhousie et son doctorat en chimie à l’Université de Waterloo, auprès du Dr Giacinto Scoles. Comme postdoctorant aux Laboratoires AT&T Bell, il a travaillé au développement de la spectrométrie de pertes d’énergie d’électrons à haute résolution et à résolution temporelle pour l’étude de l’adsorption et des réactions aux surfaces métalliques. Il a établi son propre laboratoire à l’Université de Montréal, où son programme de recherche, de 1985 à 2002, a consisté à appliquer des techniques de spectroscopie vibrationnelle à l’étude des matériaux et des interfaces. Il a ensuite passé deux ans à l’Université Acadia comme doyen à la recherche et aux études des cycles supérieurs.
De 2005 à 2015, il a été directeur de la recherche au Centre canadien de rayonnement synchrotron (CCRS), l’installation synchrotron nationale du Canada. Il avait auparavant participé à l’initiative visant à construire le premier synchrotron canadien, dont deux faisceaux de lumière infrarouge. Son mandat comme directeur de la recherche a coïncidé avec les dix premières années d’activités scientifiques à cette installation. Au cours de cette période, le CCRS a accueilli plus de 2 500 chercheurs d’établissements d’enseignement, d’organismes gouvernementaux et d’industries de 28 pays, 10 provinces et 2 territoires, a été le théâtre de 40 000 expériences, a reçu 10 000 visites d’utilisateurs et a fourni un service scientifique essentiel pour plus de 1 500 publications scientifiques et brevets.
Il est retourné à la vie universitaire en 2015 à l’Université de la Saskatchewan, occupant des postes par intérim comme chef du Département de chimie et doyen associé des étudiants au Collège des arts et des sciences. Il a été nommé Professeur émérite en 2023.
G. Cynthia Fekken
Professeure et Chef de département associé
Département de psychologie
Université Queen’s
La Dre Fekken est professeure titulaire au Département de psychologie de l’Université Queen’s, à Kingston (Ontario), à laquelle elle s’est jointe à l’issue d’un parcours universitaire en psychologie à l’Université Western ponctué par un baccalauréat ès arts spécialisé (1978), une maîtrise ès arts (1980) et un doctorat (1983). Elle y occupe depuis 2001 des postes administratifs divers, dont ceux de cheffe intérimaire et de cheffe adjointe du Département de psychologie, de doyenne associée, doyenne associée aux études et doyenne associée à la recherche de la Faculté des arts et des sciences, et de vice-principale adjointe à la recherche au niveau de l’Université. Depuis 2007, elle est également membre active de l’organisme Administratrices universitaires du Canada, où elle siège au Comité pour l’équité, la diversité et l’inclusion.
Dans le cadre de ses recherches en psychologie, la Dre Fekken s’intéresse aux théories et à l’évaluation de la personnalité, des sujets qu’elle explore dans des chapitres d’ouvrages collectifs et des articles de recherche empirique publiés dans des revues à comité de lecture. Elle a dernièrement évalué les aspects infracliniques de la personnalité connus sous l’appellation « triade sombre ». La majeure partie de ses recherches concerne l’analyse du degré de fiabilité des réponses aux sondages. La Dre Fekken est une psychologue agréée par le Collège des psychologues de l’Ontario depuis 1989 et exerce une activité de conseil auprès de nombreux organismes professionnels, gouvernementaux et communautaires sur les questions d’évaluation psychologique. Dans ses fonctions administratives, elle a participé à l’élaboration de politiques et à la gestion d’études portant sur l’intégrité académique en salle de classe et l’intégrité de la recherche dans l’enseignement supérieur. Enfin, elle a contribué au Forum canadien sur la conduite responsable de la recherche et a animé des causeries et des ateliers lors de rencontres nationales et internationales, dont plusieurs aux Conférences mondiales sur l’intégrité de la recherche.
Vincent Larivière
Professeur
Faculté des arts et des sciences
École de bibliothéconomie et des sciences de l’information
Université de Montréal
Vincent Larivière est professeur de sciences de l’information à l’Université de Montréal, où il est également titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les transformations de la communication savante et vice-recteur associé (planification et communication stratégiques). Il est directeur scientifique de la plateforme de diffusion de revues savantes Érudit, directeur scientifique adjoint de l’Observatoire des sciences et des technologies (OST-UQAM) et membre régulier du Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST). Ses travaux de recherche portent sur 1) les politiques scientifiques et caractéristiques des systèmes de recherche, 2) les transformations, dans le monde numérique, des modes de production et de diffusion des connaissances scientifiques, 3) les enjeux d’équité, de diversité et d’inclusion dans la communauté scientifique, 4) l’éthique et l’intégrité en recherche. Il possède une formation interdisciplinaire en Science, technologie et société (B.A. UQAM), histoire des sciences (M.A. UQAM) et en sciences de l’information (Ph.D. McGill), et a également effectué un stage postdoctoral en visualisation de l’information à l’Université de l’Indiana à Bloomington.
Jean-François Morin
Professeur
Département de chimie
Université Laval
Jean François Morin est professeur titulaire au Département de chimie de l’Université Laval, où il a amorcé son parcours universitaire par un baccalauréat en chimie (2000) suivi d’un doctorat en chimie des polymères conjugués (2004). Il a ensuite poursuivi un stage postdoctoral au sein du groupe du professeur James M. Tour à la Rice University, à Houston, où ses travaux ont porté sur le développement de nanomachines et l’électronique moléculaire. De retour à l’Université Laval en 2006, il y occupe depuis un poste de professeur et s’est engagé dans plusieurs fonctions administratives, notamment comme directeur de NanoULaval (2010-2014) et du Centre de recherche sur les matériaux avancés (CERMA) (2017-2023). En 2025, il a fondé l’Institut des matériaux durables de l’Université Laval, qu’il dirige depuis sa création.
Ses activités de recherche couvrent la chimie physico organique, la synthèse de molécules π-conjuguées, les matériaux de carbone, les matériaux quantiques et l’électronique organique. Ses travaux ont contribué à l’avancement des matériaux fonctionnels pour l’électronique émergente et ont été largement diffusés dans des revues à comité de lecture. En 2025, il s’est vu décerner une Chaire de recherche du Canada de niveau 1 sur les matériaux électroniques organiques. Très impliqué dans la gestion de la recherche, il a siégé sur plusieurs comités du CRSNG et participe activement au développement stratégique de la recherche universitaire au Canada.
Margaret Robinson
Professeure agrégée
Département d’anglais
Département de sociologie et d’anthropologie sociale
Université Dalhousie
La Dre Margaret Robinson est chercheuse micmaque et professeure agrégée à l’Université Dalhousie, où elle est titulaire de la Chaire de recherche du Canada de niveau 2 sur la réconciliation, le genre et l’identité et agit à titre de coordonnatrice du programme d’études autochtones. Détentrice d’un doctorat de l’Université de Toronto, elle mène des travaux interdisciplinaires conjuguant études autochtones, études de genre et de sexualité, sciences humaines en santé et justice environnementale et climatique. Elle se spécialise tout particulièrement en souveraineté autochtone, en études sur la bispiritualité, en savoirs autochtones et en méthodologies de décolonisation.
Les recherches de la Dre Robinson reposent sur les savoirs micmacs et la collaboration communautaire. Elle étudie la souveraineté des autochtones dans la recherche, les relations découlant des traités, la santé et le bien-être des Autochtones, ainsi que l’éthique et la conduite responsable de la recherche impliquant des communautés autochtones. La Dre Robinson a participé, à titre de directrice ou de collaboratrice, à des projets de recherche interdisciplinaire et communautaire réunissant chercheurs, étudiants et partenaires communautaires, et elle possède une vaste expérience de la supervision d’étudiants des cycles supérieurs, de l’élaboration de curriculums et de programmes ainsi que de la réalisation d’activités de recherche auprès du public et des communautés. Ses travaux font d’elle une force d’entraînement dans le milieu universitaire qui contribue à faire progresser la gouvernance de la recherche selon les principes autochtones et à enrichir le dialogue sur l’éthique de la recherche, la responsabilisation, la réciprocité et les responsabilités des chercheurs qui travaillent avec les communautés autochtones.
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